Ce régime peu connu serait redoutablement efficace pour prendre du muscle

Régime efficace pour prise de muscles

Manger pour se muscler, c’est bien. Manger malin pour se muscler, c’est encore mieux. Et si la réponse à toutes les questions qu’on se pose sur les protéines et les entraînements se trouvait… dans la simplicité ? Une récente étude américaine lève le voile sur une approche aussi surprenante qu’efficace.

Protéines animales ou végétales : le faux dilemme

C’est un sujet qui divise autant dans les salles de sport que sur les réseaux sociaux : faut-il privilégier les protéines animales pour optimiser sa prise de muscle, ou peut-on miser sur le végétal sans y perdre en efficacité ? Depuis des années, les scientifiques se penchent sur la question à coups d’études, souvent trop ciblées : un seul repas analysé, des doses de protéines XXL, ou encore des régimes composés uniquement de compléments alimentaires.

Résultat : on sait que les protéines animales stimulent bien la synthèse musculaire… sur un seul repas. Et que les végétales peuvent être aussi efficaces, à condition d’être consommées en grande quantité et souvent sous forme de poudre. Pas franchement représentatif du quotidien de monsieur et madame Tout-le-Monde.

Une étude qui bouscule les certitudes

Des chercheurs de l’université de l’Illinois ont décidé de remettre les pendules à l’heure avec une méthode plus réaliste. Exit les cocktails de whey et les menus gonflés en protéines : ils ont observé deux groupes de 20 adultes en bonne santé, nourris pendant neuf jours avec des aliments entiers, et une dose modérée de protéines (environ 1,1 g par kilo de poids corporel, soit la dose recommandée pour un adulte actif).

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Premier groupe : un régime 100 % végétal, soigneusement équilibré en acides aminés. Deuxième groupe : un régime omnivore, avec 70 % de protéines d’origine animale (viandes, œufs, produits laitiers…). Chacun a été subdivisé en deux sous-groupes, selon la répartition des protéines dans la journée : soit trois repas avec des doses égales, soit cinq repas avec un pic le soir. Tout le monde a suivi un programme de musculation et accepté quelques biopsies (merci pour la science).

Résultat : à chacun son assiette

Contre toute attente, les scientifiques n’ont observé aucune différence significative entre les groupes : que les protéines soient végétales ou animales, prises en trois ou cinq fois, le taux de synthèse des protéines musculaires reste identique.

Autrement dit, ce qui compte, ce n’est ni le moment où vous mangez vos protéines, ni leur origine exacte, mais leur qualité globale et leur bonne répartition dans la journée. Un message rassurant pour ceux qui ne jurent que par les pois chiches ou les lentilles, et un appel à plus de flexibilité dans notre alimentation.

Le mot de la fin : retour au bon sens

Ce que démontre cette étude (publiée dans Medicine and Science in Sports and Exercise), c’est qu’il n’est pas nécessaire de s’imposer un régime complexe ou coûteux pour optimiser ses résultats. Une alimentation variée, naturelle, bien dosée en protéines, suffit largement à soutenir une prise de masse efficace. Et ce, sans avoir besoin de mesurer au gramme près ou de dégainer le shaker toutes les deux heures.

Alors, que vous soyez tofu ou steak haché, l’important est de viser l’équilibre nutritionnel, pas la perfection. Un bon rappel à l’heure où l’on a parfois tendance à confondre performance et obsession alimentaire.

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