Il y a cinq mois, j’ai ressorti mon vélo d’appartement du garage où il prenait la poussière depuis trois ans. Comme beaucoup, je l’avais acheté avec de grandes ambitions avant de l’abandonner au bout de quelques semaines. Mais cette fois, j’étais déterminé à faire différemment. Je cherchais une solution pratique pour bouger sans avoir à sortir de chez moi, surtout avec mes horaires de travail compliqués et deux enfants à gérer.
Aujourd’hui, après 150 jours de vélo d’appartement, j’ai perdu 12 kilos et retrouvé une forme physique que je n’avais plus depuis mes 25 ans. Mais le chemin n’a pas été si simple. Entre les débuts difficiles, les moments de découragement et les petites victoires quotidiennes, je veux vous raconter mon parcours réel avec cet appareil que beaucoup sous-estiment. Parce que oui, le vélo d’appartement peut vraiment fonctionner, mais pas comme on l’imagine souvent.
Voici le bilan concret de ces cinq mois de vélo d’appartement, avec tous les détails mesurables de mon évolution :
| Aspect | Mon bilan |
|---|---|
| Perte de poids totale | 12 kilos en 5 mois |
| Fréquence d’entraînement | 5 à 6 fois par semaine |
| Durée des séances | 30 minutes au début, puis 45-60 minutes |
| Intensité pratiquée | Mixte : cardio modéré et intervalles (HIIT) |
| Calories brûlées par séance | Entre 300 et 500 selon l’intensité |
| Changements physiques | Cuisses et fessiers raffermis, meilleure endurance cardio |
| Investissement | Vélo d’occasion à 150€ + tapis de sol + abonnement Netflix |
🚴 À retenir de mon expérience
- ✓ Le divertissement est la clé pour tenir : regarder des séries pendant mes séances a complètement changé la donne, je ne vois plus le temps passer
- ✓ Varier l’intensité booste les résultats : alterner entre cardio modéré et intervalles intenses m’a fait perdre plus de poids que le cardio classique seul
- ✓ Un bon vélo change tout : mon premier vélo à 80€ était instable et bruyant, investir dans un modèle correct (même d’occasion) a sauvé ma motivation
- ✓ La régularité prime sur la durée : mieux vaut 30 minutes 5 fois par semaine que 2h une fois par semaine
- ✓ Le vélo épargne les articulations : contrairement au running que j’avais testé, zéro douleur aux genoux même après des mois de pratique
Sommaire
TogglePourquoi j’ai choisi le vélo d’appartement pour perdre du poids ?

À 35 ans, je pesais 94 kilos pour 1m75. Mon boulot dans l’informatique me gardait assis 8 à 10 heures par jour, et entre le travail et les enfants, je n’avais plus le temps d’aller en salle de sport. J’avais essayé le running deux ans avant, mais mes genoux avaient vite protesté. La natation aurait été idéale, mais la piscine la plus proche était à 20 minutes, impossible à caser dans mon emploi du temps.
Le vélo d’appartement s’est imposé comme une évidence. Je l’avais déjà à la maison, certes inutilisé, mais il était là. Pas besoin de sortir, pas de contrainte météo, pas de trajet. Je pouvais pédaler à n’importe quelle heure, même à 6h du matin ou à 22h après avoir couché les enfants. Cette flexibilité totale correspondait parfaitement à ma vie de famille compliquée.
Ce qui m’a vraiment décidé, c’est une vidéo YouTube d’un type qui racontait avoir perdu 15 kilos juste en pédalant devant sa télé tous les soirs. Je me suis dit que si lui avait réussi, je pouvais au moins essayer. Mon objectif initial était modeste : pédaler 20 minutes par jour pendant un mois pour voir. Si ça marchait, je continuerais. Si ça ne marchait pas, au moins j’aurais essayé.
Comment se déroulent mes séances de vélo d’appartement au quotidien ?
Les deux premières semaines ont été difficiles. Mon vélo faisait un bruit infernal, j’avais mal aux fesses après 15 minutes, et pédaler en fixant le mur me semblait d’un ennui mortel. J’ai failli abandonner comme les fois précédentes. Puis j’ai eu l’idée d’installer mon vélo face à la télé et de regarder des séries pendant mes séances. Ça a tout changé.
Du coup, mes séances sont devenues un moment plaisir plutôt qu’une corvée. Je me suis abonné à Netflix et j’ai établi une règle simple : je ne regarde certaines séries que sur le vélo. Ça m’a créé une vraie motivation. J’avais hâte de rentrer le soir pour savoir la suite de ma série, et ça impliquait de monter sur le vélo. Les 30 minutes passaient sans même que je m’en rende compte.
Au niveau de l’intensité, j’ai commencé tranquille : résistance faible, pédalage régulier, juste pour tenir 30 minutes. Après trois semaines, j’ai introduit des intervalles : 2 minutes à fond, 2 minutes tranquille, et je répétais ça 5-6 fois. Ces séances d’intervalles me faisaient transpirer comme jamais, mais les résultats sur la balance sont arrivés beaucoup plus vite. J’alternais : un jour cardio modéré 45 minutes, un jour intervalles 30 minutes.
Quand ai-je commencé à voir des résultats avec le vélo d’appartement ?

Les trois premières semaines, rien de spectaculaire sur la balance. J’avais perdu à peine 1,5 kilo, ce qui était un peu décevant vu mes efforts. Mais physiquement, je sentais déjà des changements : je montais les escaliers sans être essoufflé, j’avais plus d’énergie dans la journée, et je dormais beaucoup mieux. Mon cardio s’améliorait clairement.
C’est entre le premier et le deuxième mois que les choses se sont accélérées. J’ai perdu 3,5 kilos en quatre semaines. Je pense que mon corps s’était adapté à l’effort et que mon métabolisme avait changé de vitesse. En parallèle, j’avais aussi fait attention à mon alimentation sans faire de régime strict : moins de sodas, moins de grignotage devant l’ordi, des portions un peu plus raisonnables le soir.
Au troisième mois, j’ai remarqué que mes cuisses et mes fessiers s’étaient vraiment raffermis. Mes jeans me serraient différemment, de manière plus agréable. Plusieurs collègues m’ont fait des remarques sur ma perte de poids et ma meilleure mine. Ce qui m’a le plus marqué, c’est ma fréquence cardiaque au repos qui était passée de 78 à 62 battements par minute selon mon médecin. Mon cœur était devenu plus efficace.
Le vélo d’appartement fait-il vraiment maigrir durablement ?
Pour être honnête, le vélo seul ne suffit pas. Il faut l’associer à une alimentation correcte. Je n’ai pas fait de régime draconien, mais j’ai arrêté certaines mauvaises habitudes : les chips devant la télé, les canettes de Coca au bureau, les doubles portions au dîner. J’ai aussi augmenté mes apports en protéines et en légumes pour mieux récupérer de mes séances.
La perte de poids a été progressive mais constante : environ 2 à 2,5 kilos par mois en moyenne. Certaines semaines, mon poids stagnait complètement, d’autres fois je perdais 1 kilo d’un coup. J’ai eu des paliers frustrants où la balance ne bougeait pas pendant 10 jours, mais je continuais à pédaler et ça finissait par repartir. Cette régularité dans l’effort a payé sur la durée.
Ce qui m’a surpris, c’est que le vélo d’appartement m’a fait perdre du poids sans impact sur mes articulations. Contrairement au running où j’avais eu mal aux genoux et aux chevilles, là zéro douleur. Mon médecin m’a expliqué que le vélo était un sport porté, donc beaucoup plus doux pour les articulations, idéal pour les personnes en surpoids. C’est un vrai avantage pour tenir sur le long terme.
Quelles difficultés j’ai rencontrées avec le vélo d’appartement ?

Le premier problème, c’est l’ennui. Avant de trouver l’astuce des séries, pédaler dans le vide était vraiment rébarbatif. Même avec de la musique, c’était dur de tenir plus de 20 minutes. La solution pour moi a été le divertissement : séries, films, documentaires, même des matchs de foot. Certains préfèrent écouter des podcasts ou des livres audio, l’important c’est de trouver ce qui vous fait oublier l’effort.
Le deuxième souci, ce sont les douleurs aux fesses et au périnée. Mon vélo de base avait une selle horrible. J’ai investi 35€ dans une selle ergonomique avec du gel, et j’ai aussi acheté un short de cyclisme avec un chamois intégré. Ça a complètement réglé le problème. Sans ça, j’aurais abandonné, c’est certain. La position sur le vélo est aussi importante : guidon et selle bien réglés pour éviter les douleurs au dos.
La motivation fluctue aussi avec le temps. Il y a eu des semaines où je n’avais vraiment pas envie de monter sur ce vélo. Les jours de grosse fatigue au boulot, les soirs de flemme totale. Dans ces moments-là, je me suis imposé une règle : 10 minutes minimum. Monter sur le vélo juste 10 minutes. Et souvent, une fois lancé, je finissais par faire 30 ou 40 minutes. Le plus dur c’est de commencer, pas de tenir.
Quels conseils je donnerais pour perdre du poids avec un vélo d’appartement ?
Investissez dans un vélo correct. Mon premier vélo à 80€ sur Le Bon Coin était instable, bruyant, et la résistance ne fonctionnait pas bien. J’ai fini par craquer pour un vélo d’occasion à 150€ d’une meilleure marque, stable et silencieux. Ça change absolument tout. Si vous avez le budget, un vélo entre 200 et 400€ neuf sera largement suffisant. Pas besoin de dépenser 1000€ dans un vélo connecté pour débuter.
Créez un environnement motivant. Installez votre vélo dans un endroit agréable, face à un écran si possible. Préparez une playlist, trouvez des séries addictives que vous ne regarderez QUE sur le vélo. Cette association mentale entre plaisir et effort est super puissante. Certains préfèrent pédaler le matin face à la fenêtre avec de la musique, trouvez ce qui vous convient.
Variez l’intensité de vos séances. Ne faites pas toujours la même chose à la même vitesse, c’est le meilleur moyen de stagner et de vous ennuyer. Alternez entre des séances longues à intensité modérée (45-60 minutes tranquille) et des séances courtes et intenses en intervalles (20-30 minutes avec des sprints). Les intervalles sont particulièrement efficaces pour brûler des calories et booster le métabolisme.
Suivez votre progression avec une application ou un carnet. J’utilise une appli simple qui compte mes séances, ma durée, mes calories. Voir les statistiques monter (nombre de séances, heures de vélo, calories brûlées) est très motivant. Ne vous pesez pas tous les jours, une fois par semaine suffit. Et prenez des photos tous les mois, ça montre mieux les changements que la balance.
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Comment j’intègre le vélo d’appartement dans ma vie aujourd’hui ?
Cinq mois après, le vélo d’appartement fait partie de ma routine hebdomadaire. Je pédale 5 fois par semaine en moyenne : trois séances de 45 minutes en cardio modéré et deux séances de 30 minutes en intervalles. Je ne me force plus, c’est devenu un automatisme. Le soir après avoir couché les enfants, hop, je monte sur le vélo avec ma série du moment.
J’ai stabilisé mon poids à 82 kilos, soit 12 kilos de perdus. Mon objectif maintenant est plutôt de me muscler et d’améliorer ma condition physique que de perdre encore du poids. J’ai commencé à ajouter quelques exercices de renforcement après mes séances de vélo : pompes, gainage, squats. Le vélo m’a donné le goût du sport et l’envie d’aller plus loin.
Ce que j’aime avec le vélo d’appartement, c’est que je n’ai aucune excuse pour ne pas faire ma séance. Pas de météo, pas de salle fermée, pas de trajet. Mon vélo est là, dans le salon, toujours disponible. Cette accessibilité a été la clé de ma réussite. Je peux pédaler à 6h du matin avant que les enfants se réveillent, ou à 22h après ma journée. Cette flexibilité totale correspond parfaitement à ma vie.
Perdre du poids avec un vélo d’appartement est tout à fait possible et même très efficace si on s’y prend bien. Ma perte de 12 kilos en 5 mois est le résultat d’une pratique régulière, d’une alimentation raisonnée, et surtout d’une méthode qui me convient. Le vélo d’appartement a l’énorme avantage d’être accessible, pratique et doux pour les articulations.
Si vous hésitez à vous lancer, n’investissez pas une fortune au début. Testez avec un vélo d’occasion ou un modèle basique. L’essentiel c’est la régularité : mieux vaut 30 minutes 5 fois par semaine qu’une grosse séance le week-end. Trouvez ce qui rend vos séances agréables plutôt que pénibles, et les résultats suivront naturellement. Le vélo d’appartement n’est pas glamour, mais il marche vraiment.



